Avec ce mal de dos et toutes mes questions le concernant, je suis retournée me coucher.
J'ai eu un drôle de sommeil superficiel et peuplé de rêves.
J'ai rêvé en outre que je reprenais des études (je ne sais pas de quoi ?) et que pour des raisons obscures, je me rendais aux cours pratiques tout en zappant les cours théoriques. Apparemment, j'avais un petit ami qui suivait les mêmes études que moi et je ne voulais pas qu'on sache que nous étions ensemble.
Un moment, comme je garde toujours la tête froide, même dans les rêves, je me suis inquiétée de la réussite de mes études si je ne participais pas aux cours en amphi. Je me suis dit qu'il ne me restait qu'à étudier les syllabus et j'ai donc demandé à mon petit ami où étaient les syllabus (oui, même dans les rêves, j'ai du sens pratique). Il n'en savait rien, il comptait sur moi.
Ensuite, j'ai entrepris de quitter l'immense bâtiment où j'étudiais et qui ressemblait à un château avec 4 tours rondes aux 4 extrémités mais un intérieur ultramoderne. J'ai alors entrepris un véritable parcours du combattant pour arriver à sortir, évitant un escalier qui m'obligeait à faire de l'escalade (je suis consciente de mes faiblesses même dans mes rêves), un ascenseur où je risquais de rencontrer des personnes que je n'avais pas envie de voir et finissant par sortir tout à fait à l'opposé, dans un endroit inconnu où je n'allais pas tarder à me perdre mais où j'allais tout de même apercevoir un petit chemin herbeux avec des grilles de chaque côté, qui allait bizarrement me rassurer tout en sachant que je n'allais pas l'emprunter.
Il y avait longtemps que je ne m'étais pas aussi bien souvenue d'un de mes rêves et qu'un rêve ne m'avait pas autant ouvert les yeux, même si tout n'est pas clair à 100 %
Il est tout à fait vrai que j'ai habitué tout le monde à assurer, à assumer et que mes enfants, par exemple, sont devenus deux parfaits petits enfants gâtés et égoïstes qui ne s'attendent pas à la moindre faille humaine de ma part. Pour eux, je dois accomplir mon rôle de mère (qui s'apparente beaucoup à celui de bonniche dans leur esprit) quoi qu'il arrive, même si je dois ramper et me trainer avec les coudes.
Il est tout à fait vrai que je prends souvent des décisions absurdes et que je fais des détours, au propre comme au figuré, pour pallier mes défaillances physiques, pour éviter certaines situations et que je remets souvent à plus tard des décisions pour des raisons un peu cucul la praline.
Et j'ai très bien reconnu le petit chemin et je sais très bien ce qu'il signifie. Je sais aussi pourquoi celui de mon rêve était tout propre et rectiligne alors que celui de la réalité ne l'est pas.
Je sais ce que je dois faire.
J'aimerais cependant qu'il en soit ainsi pour d'autres.
Merci, monsieur Lumbago.